SAKISIDA

Michel Kafando sur le grade de Zida : « Je ne vois pas en quoi il n’était pas normal de le nommer »

Michel Kafando et Isaac Zida (à gauche) en 2015

Michel Kafando, président de la Transition politique du Burkina Faso, a défendu la nomination, controversée, du lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida au grade de Général de division. C’était au cours d’un entretien accordé aux confrères du quotidien privé burkinabè, L’Observateur Paalga, dans leur parution de ce 26 février 2016.

« Je ne vois pas en quoi il n’était pas normal de le nommer au grade de général », a soutenu Michel Kafando, ancien président de la Transition.

Selon lui, cette décision est fondée dans la mesure où, dans un premier temps, « la hiérarchie militaire a trouvé qu’elle n’y voyait aucun inconvénient ».

Dans un second temps, pour l’ancien président Kafando, la nomination de l’ex-Premier ministre de la transition a été guidée par trois considérations majeures.

La première, parce que Yacouba Isaac Zida a pris « la responsabilité d’assumer la fonction suprême de chef d’Etat » au moment où, soutient-il, « la Nation était en danger et que certains généraux n’ont pas accepté assumer cette fonction ».

La deuxième, parce que « le lieutenant-colonel Zida a accepté remettre le pouvoir aux civils au bout de 21 jours », et certains dans les mêmes conditions, auraient réagi différemment, selon lui.

La troisième considération, confie Michel Kafando, c’est que cette forme de reconnaissance n’est pas un cas isolé. Au Mali, le capitaine Sanogo avait été fait Général d’armée, après une sortie de Transition, a-t-il affirmé. Au Niger, poursuit-il, « il s’agit d’un commandant, Salou Djibo qui a été nommé Général ».

Tenant compte de toutes ces considérations, pour Michel Kanfado, « aucun problème ne se posait donc à la nomination de Zida au grade de Général », surtout que l’homme a aussi assumé pleinement son « rôle de Premier ministre ».

Outre le cas Zida, Michel Kafando s’est aussi exprimé sur certaines nominations d’agents au poste d’ambassadeur, fortement décriées par une partie de la population.

De ses propos, il ressort que la nomination du ministre Nebié et du secrétaire général du ministère des affaires étrangères aux postes respectifs d’ambassadeur à Addis-Abeba et à Libreville, ne souffrait d’aucune illégalité. Tous deux, affirme-t-il, « sont des diplomates » et ils ont des profils répondant aux exigences des postes.

Quant à la nomination du ministre du Budget, Amina Billa au poste d’ambassadeur à Copenhague, c’est « peut-être la seule qui peut poser problème », a reconnu Michel Kafando. Cependant, soutient-il, elle a su être « à la hauteur des difficultés en une année » et il s’agissait « juste de la détacher de cette défiance », a fait savoir Michel Kafando.

Mamady Zango (Stagiaire)

Burkina24



29/02/2016
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